Utilisation d’un récupérateur eau de pluie

Utiliser l’eau de pluie chez soi

Récupérer l’eau de pluie pour un usage domestique est légalement possible et même recommandé pour les économies d’eau que cela permet. Cette eau peut être utilisée pour le jardin pour comme pour la maison, mais avec certaines restrictions réglementaires et sanitaires. L’usage le plus simple reste l’installation d’une cuve extérieure reliée aux gouttières d’un toit. Un récupérateur d’eau de pluie constitué d’une cuve de 1000l ou moins coûtera 300 € environ. Il est possible d’enterrer des cuves de plus grande contenance (de 2 à 10 000 litres) mais pour des prix 10 à 30 fois supérieurs.

Jardin ou intérieur ?

L’arrosage du jardin et le lavage de surfaces constituent le principal usage domestique de l’eau de pluie. Il suffit d’un système de filtration simple pour éliminer les plus grosses particules. A l’intérieur de la maison en revanche, les contraintes sont plus nombreuses. Cette eau n’est pas potable et ne peut être utilisée pour la cuisine ou la douche par exemple (voir l’arrêté du 21 août 2008, publié au JO n°0201 du 29 août 2008). Un réseau distinct doit donc être installé, essentiellement pour les chasses d’eau, en assurant que cette eau ne pourra être introduite dans le circuit d’eau potable.

Utiliser l’eau de pluie en environnement collectif ou industriel

L’eau de pluie pour usage industriel ou collectif est également autorisé par la réglementation, pour l’élimination des excrétas et le nettoyage des surfaces, à l’exception des crèches et des écoles, des cabinets médicaux et des établissements de santé ou d’hébergement des personnes âgées (règlement (CE) n° 852/2004 du 29 avril 2004 du Parlement Européen). Cette eau peut en effet contenir des micro-organismes pathogènes récoltés sur les toits. Dans un environnement industriel ou collectif, la mention « eau non potable » et un pictogramme associé doivent être apposés auprès de tout point de captage ou de soutirage et sur toutes les canalisations transportant l’eau de ruissellement récupérée. L’isolation des réseaux d’eau sanitaire et d’eau de pluie récupérée doit également être absolument assuré afin d’éviter tout risque de contamination. Mais une fois ces contraintes respectées, les économies d’eau sanitaire réalisées peuvent être substantielles puisque liées au facteur d’échelle de l’environnement collectif ou industriel concerné.

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