Caractéristiques des toitures

Le taux de récupération dépend fortement du matériau de la toiture

La quantité d’eau disponible pour alimenter la cuve a eau est fonction de la surface du toit (qui est un élément donné une fois la maison construite), de la pluviométrie locale (qui varie suivant les années, mais dans des limites connues) et d’un facteur trop souvent oublié, le taux de récupération, qui suivant les matériaux et la configuration de la toiture peut varier de 20 à 95 % : autrement dit la quantité d’eau récupérée par la filtration de l’eau de pluie peut varier pratiquement de un à cinq suivant la nature de la toiture !

Les toitures végétalisées (engazonnées ou recouvertes d’autres plantes) absorbent ainsi la majorité des précipitations, avec des taux de récupération effectifs de 20 % (dans le cas d’un toit plat) ou de 25 % (dans le cas d’un toit en pente). Les toits plats en gravier permettent de récupérer 60 % des précipitations, alors que des toits en pente ont des taux de récupération variant entre 75 et 95 % suivant leur géométrie (% de pente) et les matériaux en jeu.

Les métaux polluants doivent être évités

L’eau d’un récupérateur d’eau n’est par définition pas une eau potable (la législation prohibant l’introduction d’eau de pluie dans un réseau d’eau potable, afin d’éviter tout risque sanitaire). Les toitures métalliques ont cependant l’inconvénient d’être sujettes à corrosion et de livrer une eau chargée en métaux, qui ne sera pas idéale à l’usage – par exemple arroser avec une eau trop chargée en métaux est à la longue nuisible pour le sol. L’idéal est donc d’utiliser des matériaux inertes, tel que des tuiles en plastique ou des ardoises, afin de s’assurer d’une eau proche de sa composition naturelle.

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