La composition et la qualité de l’eau de pluie

Grâce à des récupérateurs et des cuves enterrées ou non, il est possible de récupérer l’eau de pluie. Ce geste est d’ailleurs de plus en plus adopté par les particuliers et les professionnels, dans un souci écologique notamment. Cela permet aussi de faire des économies. Mais il faut faire attention car les eaux pluviales ne peuvent pas être utilisées de la même manière que l’eau du robinet ou de celle des bouteilles. D’ailleurs, les usages autorisés sont réglementés en raison des risques sanitaires qu’elles présentent. C’est pourquoi il est important de bien se renseigner avant d’installer un équipement de récupération afin de savoir lequel choisir. De même, il est intéressant de connaître la composition et la qualité de cette eau pour comprendre comment il est possible de l’utiliser.

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Que contient précisément cette ressource naturelle que l’on peut récupérer ?

Aujourd’hui, on sait qu’il existe un lien entre la qualité de l’eau de pluie et la qualité de l’air atmosphérique. En effet, les gaz circulant dans l’atmosphère se dissolvent dans la vapeur d’eau et se transforment en acides. C’est pourquoi on dit souvent qu’elle est acide. Les causes de ces gaz sont nombreuses : la combustion des énergies fossiles, l’activité industrielle, les activités agricoles, la circulation automobile… L’eau de pluie se compose ainsi de nitrates, de sulfate, de calcium, de potassium, de chlorure et de sodium. Son pH est compris entre 5,5 et 8. On retrouve aussi une faible quantité d’ammonium et de plomb, du magnésium, du zinc, du fer. Et lorsqu’elle est récupérée dans des cuves, leur matériau (béton et polyéthylène entre autres) et leur forme jouent également un rôle dans sa qualité. En outre, cette dernière varie selon les régions. Dans les communes situées près de l’océan Atlantique ou de la mer Méditerranée, sa concentration est plus élevée en chlorures, potassium, calcium, sodium et magnésium par ex.

Dans quels cas peut-on l’utiliser à des fins domestiques ?

En France, le ministère de la Santé juge que l’eau de pluie n’est pas suffisamment qualitative pour être considérée comme potable. Par conséquent, lorsqu’elle est collectée via une cuve non-enterrée ou un récupérateur, elle ne peut être utilisée pour des usages domestiques car elle présente des risques sanitaires. On ne peut donc pas la boire, ni s’en servir pour cuisiner. En revanche, l’arrêté du 21 août 2008 précise qu’on peut l’utiliser pour des usages extérieurs (lavage de véhicules et arrosage par ex), pour alimenter des chasses d’eau, pour laver des sols et pour des usages professionnels et industriels, à l’exception de ceux requérant l’usage d’une eau potable. Cela laisse donc plusieurs possibilités et l’installation d’un collecteur contribue réellement à réaliser des économies et à préserver cette ressource naturelle qui n’est pas inépuisable.

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